01 avril 2008

Don't hate me, I'm not special like you.

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Il court...
Il court à en perdre haleine...
Il court à en perdre la raison, sans but précis, simplement une errance rapide et éffrénée, une course illimitée, continue.
Il court aussi vite qu'il peut transcender la notion d'espace et de temps, aussi vite que la paysage autour de lui n'est plus qu'un tableau abstrait, un amas désordonné et déstructuré de formes et de couleurs qui se mélangent pour fusionner, pour ne devenir au final qu'une simple image aussi fragile que du cristal, une toile de réalité plus fine que la poussière du désert qu'il traverse.
Il court jusqu'à léviter au dessus du néant qui sépare les dimensions, jusqu'à ce que les époques ne paraissent plus que des miroirs qu'il brise.
Il court le jour, sous la bénédiction d'Elios, sous l'astre de feu qui baigne sa course de sa lumière féconde et destructrice.
Il court la nuit, berçé par la clarté de la lune, slalomant entre les étoiles, observé curieusement par les milliards d'yeux de la voute célèste.
Il cout même lorsque le ciel se recouvre d'une chappe de plomb, lorsqu'il verse sous ses pas ses larmes originelles.
Il court... encore et encore...
Il court tout simplement...
Il court...
Sur le bitume et l'asphalte, à travers la faune et la flore étouffante, traversant les grands espaces industriels, à travers la vie, à travers les bribes de paroles.
Il continue de courir...
Il sent son poul, les pulsations pulvériser la vitesse du son, il sent l'oxygène traverser ses veines plus vite qu'un fix d'héroïne, il sent la chaleur d'être vivant le consumer...
Un fou rire hystérique.
Il est vivant... pas au sens physique de ce terme, pas au sens physiologique, seulement dans un sens philosophique qu'il ne peut exprimer par des mots, parce que son langage ne permet d'exprimer toute la pureté de cette émotion.
Alors il s'arrête de courir.
Là, fâce à l'océan infini sur lequel la lueur millénariste et mystique de la lune se reflète, il s'arrête, immobile...
Et il crie...
C'est un cri de rage, c'est un cri de joie, c'est un cri de tristesse, c'est un cri de folie...
C'est un cri de vie...
Et ce cri se propage à travers l'étendue d'eau comme une onde...
Et ce cri se propage autour de ce monde...
Et ce cri se propage à travers l'univers...
Puis il écoute le silence angélique lui répondre...
Puis il reprend sa course...
Il court...

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Tonight.......I hate birds.

Posté par ezekiel66 à 16:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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